lundi 21 janvier 2008

Boston

J'étais à Boston ce week-end, et grâce à ce cher Martin Luther king qui nous a offert un jour ferié, j'ai pu arpenter la ville pendant quatre jours. Trois nuits durant, j'ai retrouvé mon ancien voisin de l'X, Jeremie, qui m'a acceuilli tellement chaleureusement qu'il a même organisé une soirée samedi. J'ai été bien content de revoir sa petite bouille et de partager quelques thés avec lui (il faisait affreusement froid si bien qu'on était obligé de faire une pause en haut de la plus haute tour de boston pour se réchauffer;)
La maigre équipe de basket reconstituée fut aussi renforcée par de solides judokas, cavaliers et rugbymen. Au total, ce n'est pas moins de 11 2004 qui étaient réunis samedi soir. Les retrouvailles furent instannées, drôles et enrichissantes. Toutefois notre bulle chauvine fut percée plus d'une fois par de brillants étudiants de tous horizons, aussi bien nerdesques (néologisme qu'il est impératif de connaitre dans le petit univers de cambridge et qui colle particulièrement bien à la population du MIT), qu'excentriques. Le premier prix revient de droit à une certaine Lauren, décidément...
Nous avons eu un petit aperçu de l'incroyable activité intellectuelle qui règne au nord de la Charles's River. L'Athènes de l'Amérique, ou encore le berceau des start-ups, porte fièrement son surnom grâce aux couleurs des prestigieuses universités du MIT ou encore d'Havard. Boston en elle-même est très différente des autres villes américaines. Plus chaotique, de taille quasiment humaine, elle a gardé beaucoup de ses origines. Elle passe même pour une européenne à la skyline élevée. Elle est charmante et il semble bon d'y vivre d'après mes camarades.
J'ai hâte d'y retourner. (Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de manger des homards, donc il faut absolument que j'y refasse un tour;))

Boston 2008

jeudi 17 janvier 2008

UM Crime Alert

Un vent de panique a secoué l'Université de Michigan ce matin. Les serveurs étaient saturés. Les mailbox pleines. Les mains des directeurs tremblaient. Une Crime Alert était lancée.
Tous les étudiants ont reçu dans la nuit le mail suivant:

University of Michigan
Department of Public Safety
************** CRIME ALERT ****************
FATAL SHOOTING
area of Jones Drive and Plymouth Road
9:20 p.m. January 16, 2008
The Ann Arbor Police Department is investigating a fatal shooting that reportedly occurred about 9:20 pm Jan. 16, 2008, in the area of Jones Drive and Plymouth Road. No suspect information is available at this time.
Everyone is urged to use caution when traveling in this area. Do not pick up strangers in your vehicle or let strangers into your home.
More information will be released as it becomes available.
For status updates, please visit www.umich.edu/~safety
Information as of 1:10 a.m. January 17, 2008


Voila une belle preuve de la réactivité américaine, absolument redoutable.

PS: Etant donné l'ambiance meurtière qui règne à Ann-Arbor, je m'envole pour Boston demain matin, en espérant que la situation dans le michigan se calme pendant ces quelques jours.

lundi 7 janvier 2008

Bonne année à tous

J'espère que vous avez tous passé de bonnes vacances. Me voilà de retour dans le Michigan, prêt pour de nouvelles aventures. Les chasseurs de lapin seront déçus, il fait beaucoup plus chaud que prévu (8°C). Starbucks tourne déjà à plein régime. Le scorekeeper échauffe les esprits. Bref, Paul, Remy et moi avons retrouvé nos marques.

Voici un souvenir de ces vacances familiales:

Et attention, la photo délire:


Mais ils sont fous ces Bertrands!! De vrais oufs même...

lundi 24 décembre 2007

Joyeux noël

Joyeux Noël à tout le monde!!
En guise de cadeaux de noël, je vous recommande la lecture des deux blogs suivants (les liens sont donnés dans la barre à droite):
  • celui de Julien - qui mène sa petite vie à Stanford
  • celui de Vincent - qui discute sur la toile de l'actualité, et qui n'hésite pas à donner son avis sur la scène politique française
Bonnes vacances à tous!

Humosim

C'est le nom de mon labo. Ils ont un magnifique site web, qui présente nos travaux de marionnettistes:


Mais outre l'aspect "Je frime, je suis un chercheur" (Cherchez l'erreur), ce site m'offre surtout mes premières page de gloire Google. Ma petite personne a été catapulté sur la première page de Google à la troisième place lors d'une recherche sur mon nom!! Enfin uniquement sur les pages Google américaines, parce qu'en France ce n'est pas gagné, il y a encore du boulot.

samedi 15 décembre 2007

Moulin Rouge

Ca fait bientôt deux semaines que cette soirée a eu lieu, mais les esprits s'en souviennent encore. Pour tous ceux qui étaient présents et pour que tous les autres jalousent Ann-Arbor, j'offre à cette soirée la postérité qu'elle mérite: d'abord l'affiche, puis l'invitation de Remy sur Facebook et quelques photos...


Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
A triple party for a triple birthday!! Emmanuel, Anais and Remy will be glad to welcome you for a true Parisian Party.
Que la fête commence!!!!!!!!!!!!!!
Sick and tired of cliché parties in Ann Arbor?
Scorekeepers, Studio 4, Necto, Charley's, Rick's...it's all 'Déjà Vu'.
Enhancing the typically "je ne sais quoi" that gives french parties their awesomeness, "Moulin Rouge in Ann Arbor" is made for you.

Menu 'A la carte' :

French Buffet
French Music (not exclusively, Jacques Brel is belgian...)
French Humour
French Wine (a lot…)
French Booze (alcools forts, bières gourmets)
French Accent (I love your accent, you are sooooo sexy!!! Oh oui, je vais te faire l’amour)
And, ‘coup de grâce’ for the ladies, wait for it....:

French Kiss, ‘Voulez-couchez avec mo ce soir?’ then ‘Ménages à trois’ for the dessert!!!! (What did you expect, you’re in Montmartre my friend, the place where everything happens).

So what do you say ? Are we still coward and lazy froggies?
Touché. Actually yes but you’ve never seen such a party.

Dress code :

Hey folks, you’re in Paris, so, make us dream. Pour ces messieurs, button down shirt is almost mandatory. Pour ces demoiselles, show us how 'femme fatale' American girls are…

Because kissing your 'vis-à-vis' in the streets of Ann Arbor will never be the same as in Montmartre, Paris comes to you. Can you handle it?


mardi 11 décembre 2007

How I met Lorraine? -Canyons-

Les poches vides, le coeur léger, nous avons quitté Vegas à bord d'une berline. Bien que privée de lecteur DVD, notre compagne de road trip tape dans l'oeil de notre allemand, qui dès les premiers instants se fait un plaisir de la taquiner.

300 miles de désert, de musique, de bavardages.


On arrive finalement à Grand Canyon et à ma grande surprise, Jeremy est là. Solide comme un roc, fidèle à son short et bonnet rouge (la température avoisinait les -10°C la nuit!!), il attend. Notre rencontre plutôt fortuite, ajoute une nouvelle dimension iréelle à ce voyage. Il nous conseille, nous emmène en balade, nous fait respirer à pleins poumons. Il est notre guide, et sous ces airs de vieux loup dans son élément, tout le monde suit et s'étonne. Nos petits yeux sont emerveillés par cette nature grandiose et nos appareils photos trépignent. Une chose est sûre: Facebook va s'en prendre plein la vue!! Le combo romantique sunrise+sunset+ribs sur la mythique route 66 émoustille les esprits, mais il n'est pas facile à débloquer. Les petits jeunes manquent encore d'entrainement.

300 miles de canyons, d'ombres et de lumières.


Remy s'arrête: il est coincé en haut de Red Canyon. Il grimpe comme un chat, pose comme un dieu, fait hurler de rire ses 4 compagnons de cordée et tremble. Il semble perdu tout seul dans la montagne. Le soleil se couche, le canyon est rouge sang. Est-ce un signe prémonitoire ou un simple cauchemard? Les rires de Paul et Lorraine ramène notre petit groupe à la réalité, et Jean-Pierre (celui qui se la pète grave avec son manteau rouge ecole de ski et un pseudo-accent chamoniard dès qu'une fille est dans le coin) lance: "Hé Remy, tu descends?" Pas de réponse. Dans un grand élan paternel, notre petit groupe pars alors au secours de Remy, qui une fois en bas en aura de belles à raconter.
Ah le pauvre Remy! Décidement le ciel ne lui épargne rien. Après une nouvelle tentative collective de combo romantique ("Caramba! Encore raté!"), c'est au tour de la tourista de rattraper le malheureux. Heureusement, rien n'ébranle sa bonne humeur et en deux minutes il retrouve son grand sourire. Perfect!

300 miles de rires, de souvenirs.


La boucle se referme, Coluche rigole encore de ses soleils multicolores mais la neige du Michigan nous attend.

A Lorraine, Remy, Paul et Fabian, pour ce week end enchanteur.